Vous êtes ici : Accueil > Bloc notes

"Je suis nouvelle mais je me soigne" CEP Ignatien

Mme Marie-Christine NIOBEY, nouvelle directrice du CEP-Ignatien, est grande, blonde, élégante, mariée et mère de trois jeunes filles entre 22 et 27 ans. Dernier poste : Responsable de formation à l’ISP ; 32 ans dans l’enseignement catholique

Isabel Jubin : Marie-Christine, de ton CV on retient d’abord le nombre et la variété de tes activités et de tes formations pédagogiques. Si tu devais en privilégier une quelle serait celle te semble le mieux t’avoir préparée la nouvelle mission ?

Marie- Christine Niobey : Ce serait principalement la formation aux relations humaines et à la communication et plus précisément ce que j’ai fait l’an passé à l’ISP : le montage des « maquettes-master » : faire en sorte que le cahier des charges fasse l’objet d’une spécialité de master. Le relier aux formateurs experts et au budget Formiris. De même par rapport à ma nouvelle mission, faire positionner le CEP-Ignatien, nourrir les besoins des établissements et le faire coïncider avec les budgets. Je retrouve donc cette triple mission, cette triple confiance.

IJ : Est-ce difficile de rentrer dans la sphère, la dynamique ignatienne ? Comment t-y es-tu préparée ? Quel est pour toi le caractère le plus neuf ?

MCN : Je m’y suis préparée très vite ; des lectures, la vie d’Ignace, des lettres, le profil de poste très détaillé laissé par Marie-Thérèse Michel . J’ai été très touchée de retrouver des valeurs que je connaissais bien, celle de l’exigence du sens, de la place faite dans la relation pour développer le meilleur de l’élève, qui tienne compte du goût qu’il a pour les choses, le travail de groupe. Nous avons aussi organisé une semaine pour échanger sur le plan organisationnel.

IJ : « L’accompagnement » qui est au cœur de la pédagogie jésuite, concept polysémique s’il en est, voire à la mode, qu’allons nous en faire compte –tenu de ce que nous faisons déjà ?

MCN : J’ai beaucoup travaillé sur l’accompagnement, fait un travail comparatif, La différence pour moi c’est qu’il se greffe ici sur une spiritualité. Il faut aller voir du côté de l’accompagnement du Christ. Il s’ancre dans notre foi dans le Christ. Différentes sessions du programme du CEP travaillent de manière transversale sur ce thème : « Quand éducation et pédagogie s’interpellent » enjeux spirituels et humains » en mars.

IJ : Pourquoi n’y a-t-il aucune formation qui rassemble les personnels non directement pédagogiques( mais très certainement éducatifs) des établissements ? Je veux parler des personnels de cuisine, ménage, entretiens etc ? N’est –il pas important qu’ils participent de la même dynamique ? En février ; « Famille et école » en mars et « Accompagnement pédagogique ;

MCN : C’est une suggestion à prendre en compte.

IJ : Sur un plan simplement relationnel, comment s’est faite ton intégration dans le groupe de formateurs ?

MCN : J’ai trouvé des personnes très ouvertes, prêtes à répondre à toutes mes questions les plus ingénues ! Première difficulté, le vocabulaire à intégrer : que sont « les préfets » les « relais CEP » le « PPI » « le président de CA » (je ne connaissais que les OGEC). J’ai fait mes premières armes à Avignon où j’avais préparé avec Michel Garot une formation pour les délégués de classes. J’ai fait la connaissance de l’équipe de professeurs et d’un établissement dont la taille m’a impressionnée. Cela représente au moins la gestion d’une PME. Et pourtant je me suis rendu compte que chaque élève était bien repéré, que les différentes instances les accompagnaient chacune à leur façon. J’ai déjeuné avec le directeur dans le réfectoire des élèves, lesquels n’avaient pas l’air plus surpris que cela. !

IJ : Qu’est-ce qui t’a fait postuler puis t’a fait accepter ce poste ?

MCN : Durant les deux dernières années, j’avais le sentiment d’avoir beaucoup travaillé pour la rentabilité, d’avoir animé un maximum de journées seule , avec trop peu de temps pour le partage en équipe .A présent, j’ai à nouveau la possibilité d’avoir du temps pour le faire, pour animer l’équipe, ou aller sur place en co-animation , plus de temps pour me consacrer au sens.

IJ : Parle-moi de ton équipe

MCN : Ce sont des formateurs qui ont tous un temps partiel au CEP. Les Pères Xavier Nucci, Denis Delobre, Jean Paul Lamy et Martin Pochon ; Isabelle Lagneau ( du Sacré cœur de Jésus ) et Sabine Lassagne .Je prends connaissance progressivement de leurs domaines de compétence . Nous avons eu un séminaire de trois jours en équipe pour nous voir de plus prés, et même pour produire déjà des textes. Et à présent, une réunion régulière toutes les trois semaines.

IJ : L’image que tu avais des jésuites correspond-elle à celle que tu vis ?

MCN : Je n’en avais pas beaucoup sinon que ce sont des gens performants sur le plan intellectuel. Ce sera donc une grande découverte.

IJ : As-tu un message personnel à adresser aux établissements ?

MCN : oh oui !! Ma surprise c’est que lorsque je vous adresse un message, vous ne me répondez pas toujours !! Ni sur les dates ni sur les devis. Alors, oui j’ai un message : quand je vous écris répondez-moi !! J’ai aussi une certaine appréhension concernant la question financière dans l‘avenir, sur la négociation des prix de journée compte-tenu du contexte social.

Pour conclure je dirais que j’ai hâte de faire votre connaissance à tous.

Pour en savoir plus sur le CEP-Ignatien, cliquez ici >>>