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Les avancées du chantier "jeunesse défavorisée"

Officiellement lancé au cours du rassemblement Loyola XXI à Lourdes, ce chantier "jeunesse défavorisée" (titre provisoire) va nous occuper pendant plusieurs mois. Quels sont les enjeux de ce chantier après celui sur les caractéristiques d’un établissement jésuite et celui sur la pastorale ? Comment allons-nous procéder ? Voici quelques infos essentielles à retenir pour avancer et réfléchir sur cet enjeu important pour notre réseau

Déjà en 2008

Ceux qui étaient à Amiens le 24 mai 2008 se souviennent sans doute de la manière dont le P. François-Xavier Dumortier, Provincial de France, avait parlé de la jeunesse défavorisée. C’était à La Providence, au moment où l’association Ignace de Loyola - Education était créée. Extraits.

« L’attention à la jeunesse défavorisée » est mentionnée à l’article 2 des statuts de notre nouvelle association.

Vous savez la situation grave et préoccupante qui est la nôtre : 160 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans diplôme – et les ¾ d’entre eux sont voués à la précarité ; 40% des jeunes des cités dites « sensibles » sont au chômage ; 23% des jeunes actifs (16-25 ans) sont au chômage.

Il me semble que, comme chrétiens et comme citoyens, nous ne pouvons pas refuser de voir ce qui se passe ni nous résigner à ne rien faire. Si la formation et l’éducation de la jeunesse sont une priorité et sont au cœur de toute démarche de justice et puisqu’il y a urgence à relever le défi que pose à notre conscience commune un grand nombre de jeunes laissés au bord du chemin, nous avons à prendre cette question à bras le corps ensemble.

Si l’on considère :

  • les réalités humaines et sociales en jeu,
  • notre tradition ignatienne dans l’éducation – sans oublier le souci des plus défavorisés qui n’a cessé de la marquer,
  • les ressources en hommes et moyens des établissements scolaires de grande qualité qui sont sous notre tutelle,
  • la manière dont les PAS se sont créés et développés dans plusieurs établissements,
  • la nécessité de mobiliser des moyens humains et matériels importants pour aider les jeunes en difficulté sociale ou scolaire et cela dans la durée,

on doit se demander si nos établissements n’ont pas à prendre en compte cette autre jeunesse à éduquer et à imaginer comment le faire. Les possibilités qui sont ouvertes sont nombreuses. Sans vouloir les énumérer, deux semblent claires :

- s’implanter dans certains « quartiers sensibles » de diverses manières ;
- renforcer les liens entre établissements scolaires et instances de formation ou d’insertion – notamment à travers le réseau ignatien des écoles de production et centres de formation professionnelle.

Je ne souhaite donner mauvaise conscience à qui que ce soit : elle est mauvaise conseillère ; je ne souhaite « obliger » aucune institution ou équipe à porter un poids qui la mettrait elle-même en péril. Mais je veux et je dois vous dire qu’en nous engageant dans le champ éducatif, c’est au service de toute la jeunesse que nous désirons être sans pouvoir nous résoudre à une situation qui, quelles qu’en soient nos analyses, est profondément inacceptable. Je souhaite que nous portions ensemble, dans la réflexion et avec le souci d’inventer des « réponses » appropriées à ces défis, cette réalité comme une interrogation vive :

  • peut-on réfléchir ces situations et questions ensemble à l’échelon régional et national ?
  • quelles initiatives pourrait-on prendre ? pourrait-on les prendre solidairement ?
  • comment faire connaître ces enjeux de la jeunesse défavorisée à ceux qui forment la communauté éducative, aux parents et élèves de nos établissements ?
  • comment ne pas nous dire, dans 5 ou 10 ans : nous savions mais nous étions tellement pris… nous étions tellement prisonniers de la gestion et du fonctionnement de l’établissement, tellement absorbés par les questions à traiter jour après jour… que nous n’avons pas pris le temps de penser quoi imaginer, entreprendre et risquer pour que les choses changent ?

Concrètement, des commissions

Pour avancer de manière prudente mais certaine, le CA d’Ignace-Education du 12 mai 2012 avait demandé la mise en place d’un commission ad hoc dans chacun de nos établissements. Voici le communiqué qui avait été diffusé le 4 juin 2012 :

Il est souhaitable que chaque établissement puisse voir comment mettre en place à la rentrée 2012, à l’initiative du chef d’établissement et du président d’association responsable, une commission « jeunesse défavorisée » pour porter la réflexion au niveau local. Chaque commission devra être animée par un coordinateur. Les coordinateurs seront réunis dans le courant du premier semestre 2013.

Merci aux uns et aux autres de donner sans tarder le nom de leur coordinateur. Ils seront réunis avec Jérôme Gué sj, délégué du Provincial pour l’apostolat social.

Et plus concrètement encore...

Si vous ne savez pas encore comment aborder le sujet au sein de votre CA ou Conseil de direction, voici un document qui pourrait vous aider. Il s’agit d’une animation powerpoint réalisée par Jérôme Gué pour le Caousou, où il siège comme représentant de la tutelle.

Vous pouvez télécharger ce document et le personnaliser pour mieux lancer le chantier "jeunesse défavorisée" dans votre établissement.

Powerpoint - 112.2 ko
PPT Jeunesse défavorisée