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Chantier "jeunesse défavorisée"

La mobilisation du réseau et de chaque établissement en particulier autour du chantier "jeunesse défavorisée" est impressionnante. La réunion qui s’est tenue le 25 mars 2013 a rassemblé 21 personnes, principalement des délégués des commissions qui commencent à être mise en place un peu partout.

Sous la double houlette de Jérôme Gué (de dos sur la photo), délégué du Provincial de France pour l’apostolat social et représentant de la tutelle au CA du Caousou, et du tandem Bruno Tessier - Thierry Lamboley, les participants ont pu échanger sur la manière dont leur établissement s’était emparé de la question de la jeunesse défavorisée.

Tout le monde n’en était pas au même point, mais chacun a pu tirer profit de l’expérience des autres. Une fonctionnement de réseau qui a ravi tout le monde. Une prochaine réunion aura lieu le mercredi 17 octobre 2013, 10h30-16h, à Paris (au 42bis rue de Grenelle). D’ici là, les choses auront bien commencé à se préciser.

Mémo et point d’étape

Jeunesse défavorisée : définition ?

Le discours du P. Provincial en 2008 à Amiens permet de comprendre ce que l’expression, sans doute maladroite, « jeunesse défavorisée » tente de recouvrir :

« Vous savez la situation grave et préoccupante qui est la nôtre : 160 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans diplôme – et les ¾ d’entre eux sont voués à la précarité ; 40% des jeunes des cités dites « sensibles » sont au chômage ; 23% des jeunes actifs (16-25 ans) sont au chômage. Il me semble que, comme chrétiens et comme citoyens, nous ne pouvons pas refuser de voir ce qui se passe ni nous résigner à ne rien faire. Si la formation et l’éducation de la jeunesse sont une priorité et sont au cœur de toute démarche de justice et puisqu’il y a urgence à relever le défi que pose à notre conscience commune un grand nombre de jeunes laissés au bord du chemin, nous avons à prendre cette question à bras le corps ensemble. »

(Cf. doc amiens2008.pdf au bas de cet article)

La présentation powerpoint de Jérôme Gué, délégué du Provincial pour l’apostolat social, permet aussi de préciser les choses et de donner des bonnes pistes de réflexion.

(Cf. powerpoint en ligne sur le site d’Ignace-Education : http://www.ignace-education.fr/Les-avancees-du-chantier-jeunesse )

Faire un état des lieux

Nous ne partons pas de zéro dans nos établissements. Il se fait déjà pas mal de choses qui, souvent, sont mal connues en interne. Les recenser, faire un état des lieux, peut être une bonne étape préliminaire pour élaborer ensuite un plan d’action (cf. démarche du Caousou).

Il peut être aussi utile de recenser les ressources existantes dans le réseau jésuite qui peuvent aider à la mise en place d’actions concrètes (comme, par exemple, l’implantation d’ARPEJ cf. http://www.jesuites.com/2012/03/arpej/ ).

Les expériences de l’AFEP et du Marais Sainte-Thérèse, ou encore celles des écoles de production des Icam (cf. le réseau Loyola Formation http://www.loyola-formation.fr/ ), peuvent aider à imaginer des partenariats, des initiatives croisées, des créations...

Nous avons aussi à tirer profit des expériences du passé : quels enseignements en retirer pour ne pas commettre les mêmes erreurs ou maladresses ? Par exemple, éviter l’affaiblissement d’une synergie entre un établissement et une initiative venant de lui (cf Tivoli et l’AFEPT). Ne gaspillons pas trop d’énergie : prenons le temps de discerner les manières de faire qui sont fructueuses de celles qui sont stériles.

Enfin ce travail peut être soutenu par des échanges lors des réunions régionales de notre réseau (cf. ce qu’a prévu la région centre avec deux demi-journées de travail en commun sur la jeunesse défavorisée).

Avoir une vraie mixité sociale dans nos établissements

Nos établissements d’enseignement général ont un public assez homogène et situé dans les catégories sociales élevées (malgré tous nos efforts de péréquation financière pour les frais de scolarité). Est-il possible d’avancer vers une plus grande mixité sociale ?

Le défi est énorme tant sur le plan éducatif, pédagogique, financier que pastoral. Il y a va sans doute de la crédibilité et de l’avenir de l’enseignement catholique en France, si nous ne sommes pas capables de créer de la mixité sociale dans nos établissements.

Il est vrai que des familles issues de milieu modeste n’osent pas franchir le seuil de nos établissements. C’est une vraie difficulté à prendre en compte. Mais l’expérience du collège Saint-Louis de la Guillotière à Lyon montre qu’il n’y a pas de fatalité : lorsqu’un chef d’établissement, en lien avec une équipe éducative et pédagogique soudée, veut relever le défi de la mixité sociale, ensemble ils peuvent y arriver.

Impliquer les parents d’élèves et les professeurs

Tout ce qui peut être fait pour associer largement des parents d’élèves à notre réflexion sur la jeunesse défavorisée doit être fait. Idem pour les professeurs qui ne sont pas forcément formés (et donc prêts) pour enseigner à des jeunes différents (socialement et culturellement).

Suite à cette rencontre, une petite classification des types d’actions possibles a été proposée. Elle figure ci-dessous en version PDF.

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Classification des types d’actions
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Amiens 2008